Le dopage est la pratique consistant à absorber des substances ou à utiliser des actes médicaux afin d'augmenter artificiellement ses capacités physiques ou mentales (hématocrite dans le sang, battements du c½ur, confiance en soi...). Le terme anglais "doping" fut largement employé avant que le Comité du langage scientifique n'impose une francisation en 1958.
Le dopage n'existe pas qu'au niveau sportif. La prise d'excitants variés dans un but d'accroitre les performances est une pratique de plus en plus courante dans le milieu étudiant ou professionnel.
La définition du dopage n'est pas aussi évidente qu'il y paraît. Quelques exemples permettent de s'en convaincre :
la consommation de stimulants comme le café, le thé, la feuille de coca, etc. est une tradition générale chez les humains, justement en raison de l'amélioration des capacités ;
la consommation de vitamines, de nourritures riches, de boissons étudiées a un effet direct sur la performance ;
le simple entraînement sportif est bien un artifice visant à une meilleure performance.
Les instances sportives, et plus tard les législateurs dans certains pays, ont donc dû établir des listes de produits et de techniques médicales interdites. D'une manière générale on peut distinguer plusieurs facteurs qui contribuent à classer une substance ou technique dans la catégorie du dopage :
le premier est la notion de « triche » : le sportif dopé utilise des méthodes auxquelles d'autres n'ont pas accès ; le résultat de la compétition est donc faussé, ce qui va à l'encontre de l'image courante du sport, une compétition à armes égales où « le meilleur gagne » ;
le second est la notion d'intégrité physique : le sportif dopé utilise des produits dangereux, souvent d'ailleurs classés comme stupéfiants ; il s'agit alors de protéger le sportif, qui bien souvent est prêt à prendre des risques inconsidérés, ou peut être mal informé par son entourage sur ces risques ; les produits dopants ont souvent un effet dégénérescent sur des organes comme le c½ur, ce dernier doit travailler plus et donc se fatigue plus vite.
Ces critères permettent la constitution d'une liste de substances interdites référencées par le code mondial antidopage, adopté le 5 mars 2003 à Copenhague par la deuxième Conférence mondiale sur le dopage dans le sport. Au sens strict, le dopage consiste donc à consommer un produit présent sur cette liste (ou bien une substance apparentée). Dans un sens plus large, on parlera de conduite dopante lorsque l'on consomme un produit dans le but d'améliorer ses performances même si ce produit ne fait pas partie de la liste des produits dopants, comme la créatine.
Le dopage est une pratique très ancienne. Le premier cas moderne avéré remonte à 1865 : des nageurs à Amsterdam. À la même époque, le vin Mariani était conseillé aux sportifs. Il était « aromatisé » avec des feuilles de coca. Le premier mort à cause du dopage le fut en 1896.
On considère que le dopage s'est professionnalisé et généralisé dans certains sports à la fin des années 1950 et au début des années 1960 avec l'arrivée des sympathicomimétiques, de produits à activité hormonale comme l'hormone de croissance, ou des corticoïdes. Sur l'épreuve d'athlétisme du 100 mètres, dans les années 60, les performances connaissent un bond avant de se stabiliser dans les années 70-80. Mais les performances redécollent à partir des années 1980, soit au moment où l'EPO et de nouvelles hormones, anabolisants et produits masquant indétectables sont mis sur le marché.
Suite au décès de Knud Enemark Jensen aux JO de Rome en 1960, la fédération internationale de cyclisme effectua des contrôles officieux sur les cyclistes sélectionnés aux Jeux de Tokyo en 1964. Ces résultats ne furent jamais divulgués mais, à Mexico, lors des Jeux Olympiques d'été de 1968 le CIO officialise les contrôles anti-dopage et oblige les femmes à se soumettre à des tests de féminité. Pour éviter les contrôles positifs aux JO de Montréal, les Soviétiques installent sur le Saint-Laurent, un bateau laboratoire, dont l'objectif était de vérifier les échantillons d'urine des sportifs soviétiques avant de les engager dans les compétitions. Il faudra attendre 1989, pour que le CIO mette en place les contrôles inopinés. Le faible pourcentage de sportifs contrôlés positifs montre les limites des contrôles et la possibilité d'utiliser des produits masquants. Les hormones de croissance ne sont pas détectées dans les tests de contrôle anti-dopage actuels(2007).
En 1998, un scandale (affaire Festina) éclabousse le Tour de France. Le soigneur de l'équipe cycliste Festina Willy Voet, à laquelle appartient Richard Virenque est interpellé à la frontière en possession de 500 doses de produits dopants et stupéfiants dont 235 ampoules d'EPO. Bruno Roussel, directeur sportif de l'équipe, avoue l'existence d'une « gestion concertée de l'approvisionnement des coureurs en produits dopants ». Le grand public découvre alors l'étendue de ces pratiques dopantes. Dans la publication des recherches (2000) menées sur les échantillons d'urine congelés des coureurs du Tour de France 1998, le laboratoire national de dépistage du dopage estime qu'« il est hautement vraisemblable que nous pourrions retrouver les traces d'une prise d'EPO sur un nombre élevé des 102 échantillons, peut-être même sur tous ». Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d'une loi anti-dopage plus contraignante.
Plusieurs affaires de dopage suivront notamment en Italie avec le Blitz du Giro 2001, le procès de la Juventus, le procès du docteur Michele Ferrari (conseiller médical et ami de Lance Armstrong) ou l'affaire des veuves du Calcio et aux États-Unis avec l'affaire Balco (Tim Montgomery).
Il est maintenant quasiment prouvé (2005) que Lance Armstrong était sous EPO en 1999 (étude rétrospective d'urines).
Aujourd'hui, associé aux contrôles inopinés, le suivi longitudinal des sportifs semble être l'arme la plus efficace pour lutter contre le dopage et ses pratiques masquantes, puisqu'il permet non plus de détecter les produits dopants, mais une modification anormale de la physiologie du sportif.
Après la chute du mur de Berlin et l'ouverture des archives de la Stasi, on découvre que la RDA avait mis au point un vaste programme de dopage de ses sportifs. Les injections de testostérone et d'anabolisants étaient une pratique courante, voire systématique, y compris chez des enfants.
Suite à l'affaire de blanchiment de contrôles positifs par la Fédération américaine d'athlétisme révélée par le cas de Jerome Young en 2003, le Comité olympique américain a reconnu en 2003 que, depuis les années 80, 24 athlètes ont gagné des médailles olympiques après un contrôle positif laissé sans suite. Il faut y ajouter les neuf contrôles positifs mystérieusement disparus lors des Jeux Olympiques d'été de 1984 à Los Angeles.
Dans les années 1990, les résultats des Chinois en natation surprennent. Une trentaine de nageurs chinois furent contrôlés positifs. La découverte, le 8 janvier 1998, par les douanes australiennes, de somatotropine (hormone de croissance indétectable) dans les bagages de la nageuse Yuan Yuan renforce les doutes sur un possible nouveau dopage d'État en Chine.
Les pratiques dopantes sont généralement complémentaires et associées les unes aux autres augmentant par la même occasion les risques et les inconnues quant aux effets à long terme du dopage sur la santé.
Les connaissances quant aux effets dopants sont essentiellement empiriques et les études scientifiques restent rares à ce sujet
Les hormones de croissance permettent de jouer sur la morphologie du sportif dans les disciplines où la taille est déterminante (basket-ball et volley-ball pour les sportifs de grande taille et cyclisme et haltérophilie pour ceux de petite taille). En RDA l'hormone de croissance était administrée très tôt dans la formation du sportif (à l'âge de 14 ans dans le cas de Petra Schneider, médaillée d'or du 400 m 4 nages en 1980).
Pour augmenter la force et la puissance musculaire
L'intérêt d'une masse musculaire plus importante semble évident : la puissance du sportif sera plus grande, ainsi que dans une certaine mesure sa résistance à l'effort.
Familles de produits permettant d'augmenter la masse musculaire :
_les stéroïdes anabolisants (exemple : la THG (tétrahydrogestrinone) produite par le laboratoire Balco) ;
_la créatine n'a aucun effet anabolisant ; elle n'est pas considérée comme un produit dopant, elle n'est pas interdite par les fédérations sportives, et est en vente libre dans les principaux pays européens, ainsi qu'aux USA. Elle augmente la force musculaire de manière temporaire ; elle n'est pas stockée par les tissus musculaires et ne favorise donc pas l'augmentation de la masse musculaire ; souvent mise en avant par les sportifs elle s'avère être un « masquant médiatique » bien pratique pour dissimuler une prise d'anabolisants et justifier une augmentation suspecte de masse musculaire ;
_la combinaison de trois acides aminés (méthionine, arginine, glycine) ;
_les hormones de croissances permettent d'optimiser le rapport poids/puissance musculaire en fonction des disciplines sportives (par exemple, un cycliste cherche à limiter sa prise de poids lors de prises répétés d'hormones de croissance) ;
_la grossesse a même été une méthode utilisée par les gymnastes soviétiques et les nageuses est-allemandes pour bénéficier du climat hormonal du début de grossesse ; ces jeunes gymnastes et nageuses subissaient une IVG après l'épreuve. En début de grossesse, il existe également une augmentation de la masse sanguine (augmentation proportionnelle de la quantité globale d'hémoglobine et de plasma sanguin) aboutissant à un meilleur transport d'oxygène par le sang sans modification de l'hématocrite.
Pour améliorer l'oxygénation
Le salbutamol est très utilisé dans tous les sports : environ 70 % des sportifs des JO de Lillehammer, en 1994, avaient un certificat médical qui les autorisait à prendre ce médicament afin de soigner leur asthme (de même que 87 % des sprinteurs aux JO d'Atlanta, alors qu'il n'y a que 2,7 % d'asthmatiques dans la population globale) ; on retrouve les mêmes proportions dans de nombreux autres sports, dont le cyclisme. Elle permet d'améliorer le passage de l'oxygène dans le sang, et donc d'en apporter plus aux muscles.
Le stage en altitude permet d'accroître le nombre de globules rouges dans le sang et, par conséquent, assure une meilleure oxygénation. Toutefois, cet effet bénéfique est perdu rapidement au retour à une altitude normale. Il est possible de prélever du sang au cours du séjour en altitude ou d'une cure d'EPO. Le sang est stocké jusqu'au déroulement des épreuves sportives. À ce moment là, il est transfusé au sportif pour qu'il bénéficie à nouveau de l'avantage d'un plus grand nombre de globules rouges dans le sang. Une autre technique consiste à placer le sportif dans un caisson hypobare pour recréer artificiellement les conditions d'altitude et stimuler ainsi la production de globules rouges.
L'érythropoïétine (EPO) est une hormone naturelle stimulant la production de globules rouges, qui sont produits par la moelle osseuse. L'effet d'augmentation du nombre d'hématies se mesure par une élévation du taux d'hémoglobine et de l'hématocrite dans le sang. Une quantité élevée de transporteurs d'oxygène permet d'augmenter l'apport en O aux tissus. L'inconvénient réside dans l'augmentation outrancière de l'hématocrite, pouvant provoquer des complications cardiovasculaires. Il a été intensivement utilisé dans le cyclisme – et probablement l'ensemble des sports d'endurance – dans les années 90.
Le (perfluorocarbone) (PFC) est un transporteur d'oxygène qui n'augmente pas l'hématocrite mais ce produit est très dangereux. Il a pourtant été utilisé par l'Équipe Festina.
L'hémoglobine animale modifiée commercialisée depuis 1998 n'augmente pas non plus l'hématocrite et présente l'avantage de fonctionner dès l'absorption sans augmenter la viscosité du sang. Cela ne diminue pas pour autant les risques d'½dèmes pulmonaires ou cérébraux et d'hémorragies graves.
La transfusion homologue consiste à transfuser le sang d'un donneur au groupe sanguin et rhésus compatibles. Cette méthode est facilement détectable.
La transfusion autologue est basé sur le même principe que la transfusion homologue, mais utilise le sang de la personne dopée qui a été préalablement retiré et congelé en vue de son stockage. Il n'existe en 2007 pas de méthode de test permettant de déceler ce dopage. Le sang stocké nécessite un appareillage très lourd car il faut passer le sang dans une centrifugeuse afin d'éliminer le sérum du sang exploitable.
Pour accroître la concentration
Amphétamines, alcool, béta-bloquants sont utilisés pour vaincre le stress de la compétition ou augmenter la concentration du sportif.
Pour se dépasser
C'est dans la classe des narcotiques que l'on trouve les produits pour oublier la douleur, certains produits comme l'héroïne faisaient partie du « pot belge ». Les substances interdites les plus connues sont l'héroïne, la morphine et la méthadone.
Pour vaincre la sensation de fatigue :
les euphorisants (cocaïne, caféine, amphétamines...) ;
les antalgiques, les analeptiques cardio-respiratoires ;
l'insuline.
Pour maîtriser le rythme veille-sommeil
L'usage militaire des amphétamines est bien connu, mais cet usage peut aussi être utile dans les disciplines demandant un important maintien de vigilance (Paris-Dakar, course de voile en solitaire...). Ils peuvent être associés aux benzodiazépines pour faciliter le sommeil après l'épreuve.
Pour perdre du poids
Les diurétiques permettent de perdre rapidement du poids par l'urine. Cela est très utile dans les sports où rentre en compte les catégories de poids comme la boxe ou lorsque celui-ci est un handicap (aviron, équitation). Les diurétiques sont également de très bons masquants : ils permettent de diminuer la concentration des produits dopants détectés dans les urines. Mais leur usage n'est pas sans risque : problèmes cardiaques, rénaux, déshydratation, crampes...
Produits masquants
La Ventoline (salbutamol), outre ses vertus dopantes, masque les amphétamines.
Le probénécide, utilisé en thérapeutique comme urico-éliminateur, favorise l'élimination de nombreuses substances. Certains grands champions cyclistes (Pedro Delgado, leader du tour de France en 1988) ainsi que Romain Poinsot en 1990 échappèrent à la sanction, car ce produit n'était pas interdit par leur fédération.
De plus, le Propecia, sert également à masquer la prise de stéroïdes. Cependant, sa véritable utilité est d'empêcher la chute de cheveux causée par la calvitie. Il a été prouvé que le gardien de but de la LNH (hockey), José Théodore, en prenait. Il avait cependant une autorisation d'un médecin et de la ligue.
Autres
Certaines drogues sont également considérées d'un point de vue légal comme des produits dopant même si les bénéfices sur les capacités physiques sont nuls. C'est ainsi que certains sportifs sont positifs au contrôle antidopage après avoir fumé du cannabis. Même si la consommation en est interdite aux sportifs pour des raisons morales, leur effet relaxant peut, dans une certaine mesure, être dopant.
Pendant un temps, l'alcool a fait partie de la liste des produits interdits. Aujourd'hui, il n'est plus interdit que dans quelques sports avec un seuil de tolérance : Aéronautique (0,20 g/l), Automobile (0,10 g/l), Boules (0,10 g/l), Karaté (0,10 g/l), Motocyclisme (0,10 g/l), Motonautique (0,30 g/l), Pentathlon moderne (0,10 g/l) pour les épreuves comprenant du tir, Tir à l'arc (0,10 g/l).
Conséquences sur la santé
Le dopage met en danger la santé du dopé. Plusieurs coureurs cyclistes qui ont avoué avoir pris de l'EPO, ont raconté que leur soigneur les réveillait la nuit pour leur faire faire de l'exercice. L'objectif est d'éviter un arrêt cardiaque à cause d'un effet secondaire du produit dopant. En effet, l'amélioration de l'oxygénation des muscles s'obtient grâce à une augmentation du nombre des globules rouges, ce qui épaissit le sang. Quand le c½ur, au repos, ralentit, le sang devient de moins en moins fluide, et peut arrêter le c½ur.
Dans son ouvrage le dopage en question, Jean-François Bourg indique que l'espérance de vie d'un joueur professionnel de football américain ne dépassait pas 55 ans dans les années 1990. Selon le docteur Jean-Pierre de Mondenard, qui a étudié les dossiers médicaux des participants du tour de France depuis 1947, pour les coureurs le risque de décès cardiaque avant 45 ans est cinq fois supérieur à la moyenne
Évolution de la législation antidopage
Novembre 2007 : le Code mondial antidopage prévoit des amendes
Le Code mondial antidopage révisé , officiellement adopté en clôture de la Conférence de Madrid le 17 novembre 2007, prévoit la possibilité d'infliger des sanctions financières aux sportifs convaincus de dopage, selon Richard Young, juriste rédacteur de ce texte. Chaque fédération internationale ou organisation nationale antidopage pourra, au terme de l'article 10.12 du nouveau Code, intégrer dans son règlement la possibilité d'infliger de telles sanctions et leurs modalités. Cependant, les « amendes » ne pourront en aucun cas être « considérées comme une raison de réduire une période de suspension ou une autre sanction » – comme une annulation de résultat –, prévoit la version révisée du Code mondial. L'imposition de sanctions financières était l'une des demandes des sportifs eux-mêmes et du Comité international olympique (CIO).
Janvier 2008 : peine de prison
Sans que cela ne soit directement législatif, mais plutôt une nouveauté jurisprudentielle, un tribunal américain a condamné pour la première fois une sportive à 6 mois de prison ferme, non pas directement pour son dopage illicite, mais pour parjure durant l'enquête dans l'affaire Balco, ainsi qu'au remboursement de 800 000 $ de primes à l'AAF.
Le dopage par sport
Cyclisme
1967 : Tom Simpson décède pendant une étape du Tour de France, suite à l'absorption massive d'amphétamines.
1967 : Jacques Anquetil refuse de se soumettre à un contrôle antidopage à la suite de son record de l'heure. Celui-ci ne sera pas homologué.
1975 : le multiple champion du monde de cyclocross, Eric de Vlaeminck, est interné dans un service psychiatrique, sans doute victime des produits dopants consommés durant sa carrière.
1978 : le belge Michel Pollentier, vainqueur à L'Alpe d'Huez, est exclu du Tour de France pour avoir tenté de dissimuler son dopage.
1988 : Pedro Delgado, leader du Tour de France, est déclaré positif au probénécide, un produit masquant permettant de dissimuler la prise de stéroïdes anabolisants. Le coureur parvient à ne pas être exclu et gagne le Tour.
1996 : Bjarne Riis, vainqueur, reconnaît en 2007 s'être dopé pendant la période concernée. Erik Zabel a également reconnu un dopage à l'EPO.
1998 : l'affaire Festina pousse l'équipe de Richard Virenque à quitter le Tour de France.
1999 : Marco Pantani est exclu du Tour d'Italie à la veille de l'arrivée, suite à un contrôle sanguin montrant un hématocrite très supérieur à la limite autorisée de 50%. En 2001, le dopage le rattrape encore. Il est suspendu 6 mois pour avoir détenu dans sa chambre une seringue d'insuline pendant le Tour d'Italie.
1999 : Lance Armstrong est contrôlé positif aux corticoïdes. Il présente un certificat médical a posteriori pour échapper aux sanctions.
2002 : l'épouse du coureur classé troisième à l'issue du Tour de France 2002, la Lituanienne Edita Rum¨as, est prise par les douanes françaises avec un coffre plein de produits dopants. L'affaire Rum¨as est jugée en France en novembre 2005 (ce même coureur, qui nie tout dopage au tour de France, sera contrôlé positif au tour d'Italie).
2004 : l'affaire Cofidis révèle une nouvelle fois un dopage organisé au sein d'une équipe professionnelle. Cette affaire implique notamment Philippe Gaumont.
2004 : lors des Jeux Olympiques d'Athènes puis lors du Tour d'Espagne, Tyler Hamilton est le premier cycliste contrôlé positif pour transfusion sanguine.
2005 : Roberto Heras, quadruple vainqueur du Tour d'Espagne (2000, 2003 ,2004, 2005), est contrôlé positif lors de la 20ème étape de la Vuelta.
2006 : En juin, la police espagnole a arrêté cinq personnes dont le directeur sportif de l'équipe cycliste Liberty Seguros pour participation à un vaste réseau de dopage concernant de nombreuses équipes et de nombreux cyclistes en vue (voir Affaire Puerto). Plusieurs sérieux prétendants au Tour de France 2006 dont Ivan Basso et Jan Ullrich ont été forcés de se retirer. On peut également citer d'autres grands noms, tels que Joseba Beloki, Oscar Sevilla, Francisco Mancebo, Angel Casero, Igor González de Galdeano ou encore Tyler Hamilton.
2006 : Quatre jours après l'arrivée du Tour de France à Paris, les résultats d'un test mené une semaine auparavant, donnent un coureur positif aux testostérones. Il s'agit du vainqueur et maillot jaune, l'américain Floyd Landis.
2007 : Le Tour de France 2007 est entaché par la révélation du cas de dopage du coureur allemand Patrik Sinkewitz lors d'un entraînement en juin 2007 et de la révélation de l'exclusion par sa fédération nationale du danois Michael Rasmussen. Il sera, par la suite, prié par son équipe de quitter le Tour de France la veille de la 17e étape alors qu'il était maillot jaune provisoire du Tour (l'organisation du Tour, prévenue depuis plusieurs jours de l'irrégularité de sa situation, n'ayant rien fait). Le Kazakh Alexandre Vinokourov, 33 ans, leader de l'équipe Astana, a été contrôlé positif aux transfusions homologues samedi 21 juillet à l'issue du contre-la-montre individuel du Tour de France qu'il a remporté à Albi. Suite au contrôle positif de son coureur, la formation Astana dont il était le leader a décidé de quitter le Tour. Le coureur Italien, Cristian Moreni de l'équipe Cofidis a également été contrôlé positif mais à la testostérone lors de la 11ème étape du tour. L'équipe Cofidis est donc non partante pour la suite des étapes.
2008 : En juin 2008, Tom Boonen est contrôlé positif à la cocaïne. Durant le tour de France, Manuel Beltran, Moises Duenas Nevado et Riccardo Riccò, alors 9ème au classement général, sont contrôlés positif à l'EPO de troisième génération (CERA), Dimitri Fofonov est contrôlé positif à l'heptaminol.
2009 : Laurent Fignon avoue s'etre dopés durant sa carriere .
Athlétisme
La sprinteuse Marita Koch, détentrice de nombreux records du monde et médailles d'or olympiques entre 1977 et 1987 est convaincue de dopage massif après ouverture des archives de l'Allemagne de l'Est. Elle admet s'être dopée mais ne sera destituée d'aucun de ses titres.
1988 : le sprinteur canadien Ben Johnson est contrôlé positif aux anabolisants après sa victoire en finale du 100 mètres des JO de Séoul. Il est exclu, son record du monde n'est pas homologué et il est suspendu 4 ans. Il est toujours suspendu aujourd'hui après de multiples tentatives de retour en compétition.
1992 : la sprinteuse allemande Katrin Krabbe est contrôlée positive au clenbuterol. Elle sera ensuite blanchie, les échantillons d'urine ayant été manipulés à son insu. L'affaire ne sera jamais éclaircie.
1999 : le champion olympique du 100 mètres de 1992, le Britannique Linford Christie est contrôlé positif à la nandrolone et suspendu pour 2 ans.
2003 : l'ancien directeur de 1991 à 2000 du Comité Olympique Américain de contrôle antidopage (USOC) révèle en 2003 que des centaines d'athlètes des États-Unis ont été contrôlés positifs entre 1988 et 2000, mais qu'il ont été couverts par l'USOC. Il produit de nombreuses pièces attestant ses accusations, y compris des copies des lettres du Comité qui prévenaient les sportifs de leur contrôle positif et de leur blanchiment. La fédération internationale n'était pas informée de ces cas de dopage. Parmi les athlètes incriminés, 19 champions olympiques américains, et en particulier Carl Lewis. Le plus titré des athlètes avait été testé positif à trois reprises, y compris en 1988, avant son départ pour les Jeux Olympiques de Séoul. Lorsque le scandale éclate, il reconnaît les faits mais plaide l'inadvertance.
2003 : la championne du monde du 100 et du 200 mètres, l'Américaine Kelli White, est reconnue coupable de dopage et déchue de ses titres.
2004 : Les athlètes grecs Konstantinos Kenteris et Ekaterini Thanou renoncent à participer aux Jeux olympiques d'Athènes quelques jours avant les épreuves. Les deux sportifs étaient accusés de s'être soustraits à plusieurs contrôles anti-dopage.
2004 : L'affaire Balco, du nom d'un laboratoire pharmaceutique américain, amène à la suspension de plusieurs grands athlètes comme le recordman du 100 mètres de l'époque Tim Montgomery et la triple championne olympique Marion Jones.
2006 : Justin Gatlin, recordman du monde du 100 mètres, a annoncé le 29 juillet avoir été contrôlé positif « à la testostérone ou à l'un de ses précurseurs » en avril précédent lors d'un relais disputé au Kansas.
2006 : Latifa Essarokh a été contrôlée positive le 25 juillet, où elle avait battu le record de France du 1500 mètres. Elle venait de progresser de 5 secondes en une saison.
2006 : le 14 août, au lendemain de la clôture des Championnats d'Europe disputés à Göteborg, la police suédoise annonce la découverte de « deux sacs contenant des ampoules, des seringues, des cathéters ainsi que du matériel de transfusion sanguine ». Les sacs ont été découverts le dernier jour des championnats, dimanche 13 août, dans une poubelle située à proximité de deux hôtels ayant hébergé plusieurs délégations d'athlètes dont les Russes pendant la compétition. Par ailleurs, selon le journal populaire suédois Dagens Nyheter, les produits retrouvés portaient des inscriptions en russe.
2007 : Marion Jones reconnaît avoir gagné ses médailles de Sydney sous l'emprise du dopage.
2008 : Marion Jones est condamnée à 6 mois de prison ferme pour parjure, ayant auparavant nié tout dopage devant la justice américaine.
2008 : Le procès de l'entraîneur jamaïcain Trevor Graham, provoque les aveux de plusieurs athlètes comme Jerome Young et Antonio Pettigrew. Apprenant cette nouvelle, Michael Johnson, champion olympique avec le relais américain en 2000, a décidé de rendre sa médaille d'or.
Football
1991 : Diego Maradona est contrôlé positif à la cocaïne, à l'éphédrine en 1994, puis de nouveau à la cocaïne en 1997.
1997 : cinq footballeurs français - David Garcion (Lille), Vincent Guérin (PSG), Dominique Arribagé (Toulouse), Antoine Sibierski (Auxerre), Cyrille Pouget (Le Havre) - sont déclarés positifs à la nandrolone.
1998 : les joueurs de Parme sont soupçonnés de s'être dopés à l'EPO.
2001 : des joueurs internationaux néerlandais évoluant en Italie, Jaap Stam (Lazio Rome), Edgar Davids (Juventus Turin) et en Espagne, Frank de Boer (FC Barcelone), contrôlés positifs à la nandrolone. L'espagnol Josep Guardiola et le portugais Fernando Couto seront aussi suspendus pour contrôle positif avec le même produit.
2002 : deux dirigeants de la Juventus sont mis en examen pour « inoculation de substances nocives ». Plusieurs joueurs du club, dont Zinedine Zidane et Didier Deschamps, reconnaissent avoir pris de la créatine. L'enquête prouvera aussi l'utilisation d'EPO et de transfusions sanguines, mais en 2005 le procès se conclura par un non-lieu, la loi italienne ne condamnant pas le dopage à l'époque des faits.
2004 : suspensions de 12 mois pour l'international portugais Abel Xavier (stéroïdes anabolisants) et de 7 mois pour l'attaquant de Chelsea Adrian Mutu (cocaïne).
2006 : suspension à vie du joueur italien de Sienne Jonathan Bachini après un deuxième contrôle à la cocaïne.
Tennis
1997 : Mats Wilander et Karel Novacek sont chacun suspendus trois mois pour usage de cocaïne.
1998 : Petr Korda est suspendu un an après avoir été contrôlé positif à la nandrolone.
2001 : Guillermo Coria est contrôlé positif à la nandrolone. Sa suspension, initialement fixée à deux ans, est ramenée à trois mois après qu'il a prouvé que l'ingestion était accidentelle.
2004 : John McEnroe, numéro un mondial dans les années 1980, avoue avoir pris des stéroïdes anabolisants pendant six ans, « à son insu ».
2005 : Sesil Karatantcheva, quinze ans au moment des faits, est contrôlée positive à la nandrolone durant les Internationaux de France de Roland-Garros ; sa défense, consistant à mettre ce taux anormalement élevé sur le compte de compléments alimentaires pris durant une supposée grossesse, n'est été retenu. Son appel rejeté, elle est suspendue deux ans.
Déjà testé positif au clenbuterol en 2003, Mariano Puerta (ex-finaliste à Roland-Garros) est condamné le 21 décembre 2005 à huit ans de suspension par la FIT ; la peine est ramenée à deux ans en appel.
2007 : l'ancienne numéro 1 mondiale Martina Hingis met un terme à sa carrière suite à un contrôle positif à la cocaïne.
2009 : Richard Gasqué et controllé positif a la cocaine, il ni les faits et une enquéte et en cour .
Rugby
2002 : le pilier international français Pieter de Villiers, contrôlé positif à la cocaïne et à l'ecstasy.
2006 : à l'issue d'un match du Super 14 entre son club des NSW Waratahs et les Brumbies, l'ailier australien Wendell Sailor (37 sélections en équipe nationale) subit un contrôle positif à la cocaïne. La Fédération australienne de rugby a rompu son contrat et l'a suspendu pour deux ans. Le joueur a mis un terme à sa carrière[19].
Catch
En 2007, La World Wrestling Entertainment (WWE) révèle une liste de 16 catcheurs ayant eu recours au dopage entre 2003 et février 2007. La liste révèle aussi comment ils se sont dopés :
Chavo Guerrero : Somatropine, Nandrolone et Anastrozol entre avril 2005 et mai 2006 ;
Gregory Helms : Genotropine et Nandrolone entre novembre 2003 et février 2007 ;
Randy Orton : Somatropine, Nandrolone et Stanozolol entre septembre 2004 et février 2007 ;
John Morrison : Somatropine, Anastrozol, Testostérone, Stanozolol et Gonadothropine Chorionique entre juin 2006 et février 2007 ;
Mr. Kennedy : Anastrozol, Somatropine et Testostérone entre octobre 2006 et février 2007 ;
Funaki : Somatropine en Mars 2006 ;
Charlie Haas : Nastrozol, Somatropine, Stanozolol, Nandrolone et Gonadothropine Chorionique entre août 2006 et janvier 2007 ;
Umaga : Somatropine de Juillet à Septembre 2006 ;
William Regal: Stanozolol, Somatropine, Genotropine, Anastrozol entre novembre 2004 et novembre 2006 ;
Edge : Somatropine, Genotropine et Stanozolol septembre 2004 à février 2007 ;
King Booker ;
Chris Masters ;
Santino Marella ;
Simon Dean ;
Eugene.
Dix catcheurs ont été vus par le président Mr. McMahon. Tous ont été suspendus 1 mois sauf six catcheurs. Un catcheur sera suspendu 3 mois pour suspension récidive, et deux renvoyé. les deux renvoyés sont Simon Dean (renvoyé le 31 août) et Eugene (renvoyé le 2 septembre). Pour les deux renvoyés, seul Eugene catchait encore. Simon Dean était dans la direction. Pour le quatrième, Gregory Helms, il ne peut pas être suspendu car il est blessé et son retour sur le ring et attendu pour seulement juillet 2008! pour le cinquième, Edge, lui aussi était blessé eta purgé sa suspension le temps de sa blessure et est revenu comme prévu au Survivor Series 2007. le sixième, Randy Orton, il n'a pas été suspendu car à ce moment là, il était le challenger pour le WWE Championship que détenait John Cena et la rivalité entre les 2 hommes était trop avancée pour l'arreter. La blessure de John Cena quelques semaines plus tard lui aura profité car il a gagné le titre peu après.
Pour dissimuler l'affaire il suspend les catcheurs impliqués en les faisant passer pour blessé, en battant les champions impliqués dans l'affaire ou de ne pas les faire apparaître dans le PPV Unforgiven 2007 pour que leur suspension prennent effet juste après le 1 septembre.
Ainsi, les trois plus célèbres catcheurs de RAW, Triple H, Jeff Hardy et John Cena se sont chargés de "blessé" le puissant champion Umaga (Jeff Hardy reprend le titre et Triple H l'attaque sauvagement plus tard dans la soirée) et leur General Manager William Regal (John Cena l'attaque sauvagement après l'annonce de son match contre Randy Orton à Unforgiven 2007).
A ECW c'est CM Punk qui s'est chargé de battre le champion John Morrison.
Désormais la WWE donne des suspensions à ceux qui se sont dopés. Pour la première suspension, elle est d'une durée d'un mois. Pour la seconde, elle est de 2 mois et la troisième, le catcheur est renvoyé de la WWE. Depuis le 1er Novembre 2007, ces suspension sont rendues publiques.
2008: Jeff Hardy: Controlé positif en mars 2008. Il est déchu de son titre Intercontinental (repris par Chris Jericho) et est suspendu 2 mois.
2008: William Regal: Controlé positif en mai 2008. Il est déchu de son poste de General Manager de RAW (remplacé par Mike Adamle lors du RAW du 28 juillet) mais pas de son titre de King Of The Ring 2008 et est suspendu 2 mois.
2008 : Jimmy Wang Yang a été controlé positif le 9 juin et est suspendu pour une durée d'un mois à la WWE.
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